Union Locale CGT Paris 11

Article CGT

D 20 janvier 2015     H 07:59     A ulcgtparis11     RSS 2.0    


Transports routiers : mobilisation pour le pouvoir d’achat à partir du 18 janvier

L’intersyndicale CGT, FO, CFTC et SNATT CFE-CGC appelle l’ensemble des salariés du transport routier de marchandises et de voyageurs à se mobiliser « pour le pouvoir d’achat et contre le dumping social » à partir du dimanche 18 janvier 2015 à 22h00.

Les syndicats soulignent que dans la convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport, tous les coefficients sauf un sont en dessous du SMIC. Et ce dans un secteur où les entreprises du secteur bénéficient du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi, au travers des allègements fiscaux du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Celui-ci représenterait 20 milliards d’euros d’avantages fiscaux consentis aux entreprises en 2014, tous secteurs confondus.

Grèves reconductibles et blocages, l’intersyndicale appelle à une forte mobilisation, partout en régions, « contre la paupérisation et la “ smicardisation ” rampante », au moins jusqu’au mardi 20 janvier, date de la dernière réunion de négociation sur les salaires du secteur.

Les revendications de l’intersyndicale :

- Augmentation du pouvoir d’achat de 100€
- Taux horaire de 10€ minimum pour les coefficients les plus bas à l’embauche.
- Revalorisation salariale de 5% pour tous.
- Mise en place d’une ancienneté linéaire.
- Ouverture de négociations pour la gestion des fins de carrière.
- Ouverture de négociations pour une vraie prise en charge de l’inaptitude pour toutes et tous.
- Ouverture de négociations pour une protection sociale plus forte.
- Respect des garanties conventionnelles existantes.
- Mise en place d’un 13e mois pour tous.
- Suppression de la carence maladie.

Grève massive des routiers partout en France

Article Nvo, écrit par : S.Babaz

Action coup de poing des routiers de France, en grève depuis dimanche soir pour des augmentations de salaire. Hier, de nombreux sites industriels étaient bloqués partout en France, provoquant près de 800 kilomètres de bouchon sur les routes et une grosse pression pour les patrons du secteur, en pleines négociations annuelles obligatoires avec les syndicats.

« C’est impressionnant. Il y a tellement de camions qu’on sait plus où les mettre !" Jean-Marc Lambert, secrétaire de la CGT des transports de Basse-Normandie, n’en croit pas ses yeux. Situé à la sortie de la rocade de Caen, le centre routier de Mondeville, un parking où les conducteurs ont l’habitude de dormir, est saturé de camions ce lundi midi. Et ça déborde sur la route. Comme ses camarades, Jean-Marc n’a pas beaucoup dormi.

La grève à démarré la veille, vers 21h, avec une opération escargot dans les deux sens de la rocade, le petit péripherique de l’agglomération caennaise. 140 militants de la CGT et de FO y ont pris parti. Comme les routiers n’ont pas le droit d’utiliser leurs outils de travail pour faire grève, c’est avec leurs voitures personnelles qu’ils ont tout doucement bloqué le trafic. Un tour de rocade plus tard, Ils se sont arrêtés au parking, tard dans la nuit. Le restaurant routier est devenu malgré lui, le piquet de grève. Au total, près de 400 camions étaient bloqués à la mi-journée selon la préfecture. Des camions coincés par le barrage filtrant. "10% de grévistes et 80% de camions bloqués " assure Jean-Marc Lambert.

Caen fut un point chaud sur la carte de bison futé. Mais il y eut également de nombreuses zones industrielles, entrepôts de stockage et plateforme d’achats de grossistes bloquées ailleurs : Nantes, Genevilliers, Bordeaux, Lyon, Rennes, Châlons-en-Champagne, Tours, Lille, Marseille...

La CGT, FO, la CFTC et la CFE-CGC ont appelé collectivement les professionnels de la logistique, du transport de marchandises et de voyageurs à faire grève pour peser sur les négociations annuelles obligatoires (NAO) qui ont lieu cette semaine dans leurs branches.

« On sort de deux années sans augmentation de salaires. Comme nous ne sommes pas soumis au code du travail, on a 6 des 7 coefficients (échelons) en dessous du SMIC et on peut travailler jusqu’à 56 heures par semaine. Les employeurs éclatent les longs trajets en petits trajets pour ne pas avoir à payer les hauts coefficients. On flexibilité de plus en plus le travail. Et les gars sont de plus en plus fliqués. Maintenant, le camion est géolocalisé et les téléphones sonnent tout le temps » explique Jérôme Vérité, secrétaire général de la fédération CGT des transports.

L’intersyndicale réclame une augmentation de 5% sur tous les salaires, la mise en place d’un 13ème mois et la prise en charge de la mutuelle à 100% par l’employeur. De leur côté, les patrons (FNTR, TLF et OTRE ) assurent ne pouvoir se permettre que 1 à 2% d’augmentation minimum.

" Il y a eut la récente baisse du prix du pétrole, le pacte de responsabilité, le CICE... La compagnie Norbert Dentresangle a réalisé 70 millions de bénéfices en 2013. La conjoncture leur est très favorable" répond Jérôme Vérité.

Hieŕ se tenaient les négociations avec la branche logistique qui concerne les salariés sédentaires des entrepôts de stockage. Aujourd’hui, c’est au tour du transport de marchandises de négocier, jeudi, le transport de voyageurs par car. Plusieurs barrages ont été levés hier soir mais beaucoup de sites restent bloqués.
A suivre...

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