Union Locale CGT Paris 11

Assemblée Générale le 15 mars à la bourse du travail salle Ambroise Croizat

D 28 février 2016     H 11:00     A ulcgtparis11     RSS 2.0    


Toutes et tous ensemble aux Finances Publiques, comme ailleurs !

Depuis des années nous subissons les politiques d’austérité : Pacte de Responsabilité (baisse de 50 milliards d’euros pour les dépenses publiques), Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), Modernisation de l’Action Publique (MAP), démarche stratégique à la DGFIP.

De plus, le Parcours Professionnel Carrières et Rémunérations (PPCR) au niveau Fonction Publique va remettre en cause nos droits statutaires, développer la mobilité forcée et les statuts interministériels.

Par ailleurs, la valeur du point d’indice est toujours gelée depuis 2010. De plus le RIFSEEP (nouveau système d’évaluation généralisé en 2017) introduit des parts indemnitaires variables selon la fonction et l’engagement professionnel.

Sur le volet emplois, la DGFiP a perdu 32 000 emplois depuis 2002. 2 130 emplois sont encore supprimés en 2016 à la DGFIP dont 175 à Paris. De plus, 300 postes vacants, pourtant budgétisés, ne sont pas comblés. En 10 ans, Paris a perdu plus de 15 % de ses effectifs ! Les règles de gestion sont modifiées pour s’adapter à la pénurie d’emplois. Mieux, à Paris, ces règles sont bafouées en gelant arbitrairement des postes ou en en laissant d’autres volontairement vacants.

Ces suppressions dogmatiques d’emplois provoquent des restructurations incessantes. Quant aux conditions de travail, elles ne cessent de se dégrader, mettant à mal la réalisation des missions. Le 26 janvier 2016, dans le cadre de la grève et des manifestations publique, 25% des agents de la DGFIP étaient en grève.

Certains départements ont affiché des taux supérieurs à 50 %. A Vierzon (18), les collègues sont en grève reconductible depuis plus d’une quinzaine de jours et sont reçu-e-s par le ministre le 17 février. À Paris, le taux de grévistes de plus de 26 % montre la colère et la mobilisation des collègues.

Sur tous les sites, des tournées de services intersyndicales se déroulent du 19 au 26 février puis des HMI du 7 au 11 mars. C’est l’occasion de dresser un état d’urgence des services en matière d’emplois et de conditions de travail pour chaque service. Pour nous, la coupe est pleine, il s’agit aujourd’hui de mettre un coup d’arrêt à cette politique destructrice de nos services.

À l’issue de ces tournées et de ces HMI, Solidaires, la CGT et FO Paris appellent les agents à se réunir lors d’une Assemblée Générale parisienne (sous forme d’heures trimestrielles d’information inter-directionnelles ou HTII) le :

mardi 15 mars matin (9h - 13h) Bourse du Travail, salle Grande Croizat 3 rue du Château d’Eau Paris 10ème

Nous y déciderons des modalités d’actions nécessaires à la satisfaction de nos revendications :
- l’arrêt des suppressions d’emplois,
- le comblement des emplois vacants,
- la création des emplois exigés par les agents,
- la défense du service public de proximité, l’arrêt du démantèlement de la DGFiP,
- l’amélioration des droits et garanties statutaires, le respect des métiers et des règles de gestion (maintien des RAN arrondissement et du zonage y compris pour les EDR, arrêt des gels de postes…),
- le maintien en surnombre dans leur service des agents dont le poste est supprimé,
- le remboursement de la totalité du pass navigo pour tous les itinérant-e-s,
- l’augmentation des surfaces de travail pour les agent-es,
- une restauration administrative de proximité aux tarifs AGRAF,
- de vrais services communs par site. Le développement des services d’accueil. Inscription au tableau des emplois des relations publiques, des divisions des directions et services « Chorus »,-• le déploiement des moyens nécessaires pour permettre dans les meilleurs délais les reconstitutions des carrières pour bénéficier des mesures liées au travail en ZUS,
- l’abandon des politiques d’austérité, du PPCR et de la démarche stratégique, l’arrêt des suppressions d’emplois, le comblement des emplois vacants, et des embauches statutaires,
- maintien du statut général de la Fonction Publique et des statuts particuliers de la DGFiP,
- le dégel du point d’indice, la reconnaissance des qualifications et l’abandon du RIFSEEP.
Résistons, soyons combatifs ! Lançons l’état d’urgence sociale à la DRFIP75 comme dans toute la DGFIP ! Les collègues de Vierzon ont raison. C’est par la grève que nous obtiendrons la satisfaction de nos revendications !!

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