Union Locale CGT Paris 11

article L’Humanité

D 9 juin 2015     H 08:16     A ulcgtparis11     RSS 2.0    


« Ras-le-bol général » pour les salariés d’Otis

Le fabricant d’ascenseurs prévoit de supprimer 170 postes en 2015 dans toute la France.

Alors que doivent débuter mercredi 17 décembre les discussions entre la direction d’Otis, premier fabricant mondial d’ascenseurs, et les syndicats sur un plan social prévoyant la suppression de 170 postes en 2015, la CGT appelle les salariés de tout l’hexagone (5 300) à des débrayages.

L’annonce a été faite le 20 novembre dernier et concerne tous les établissements et tous les métiers (production et administration). Selon Richard Greflon, délégué du personnel CGT et membre du CHSCT, la direction justifie cette réorganisation par « la baisse d’activité » liée à la mise en place de la loi Alur (loi accès au logement et à l’urbanisme rénové), qui n’impose plus la modernisation du parc d’ascenseurs, mais la recommande seulement.

Le projet prévoit des « synergies » avec le groupe industriel américain United Technologies (UTC), dont Otis est une filiale, ainsi qu’une nouvelle organisation en Ile-de-France et externalisation de la centrale d’appel d’Otis (appelée Otis line), qui gère les appels pour dépannage.

« On craint que le projet de réorientation d’activité fasse de nous des “salariés à tout faire”, qui s’occuperaient tantôt de climatisation, tantôt d’extincteur, tantôt de climatisation, etc. », rapporte Richard Greflon, qui témoigne, en outre, d’une dégradation des conditions de travail.

« Un technicien de maintenance avait, il y a quelques années, 120 ascenseurs sur sa tournée. Aujourd’hui, on se rapproche d’une moyenne de 160 appareils par personne. Mais si la charge de travail augmente, nos salaires, eux, n’augmentent pas. Moi, après 25 ans d’expérience en tant que technicien, je n’atteins même pas les 2 000 euros par mois… »

De l’aveu du syndicaliste, il s’agit du « cinquième plan social en 15 ans et le deuxième en deux ans ». « On va se battre pour que cette réorganisation n’ait pas lieu. »


Voir en ligne : source : l’Humanité

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