Union Locale CGT Paris 11

D 13 avril 2015     H 22:30     A ulcgtparis11     RSS 2.0    


Radio France en grève

Depuis le 19 mars, les salarié-e-s de Radio France sont en grève illimités à la suite de l’appel lancé par les syndicats CFDT, CGT, FO, SUD et Unsa. Il s’agit à ce jour du plus long mouvement social de l’histoire de la radio publique.

Il s’est organisé sous la forme d’une grève tournante soutenue par une caisse de grève. Vous pouvez à ce titre apporter votre soutien en adressant vos chèques à l’ordre de CCE Radio France - Dons 116 avenue du Président Kennedy 75220 Paris Cedex 16 ou par internet (procédure sécurisée) à l’adresse suivante : https://payname.fr/c/Caisse-de-greve-Radio-France.

DERNIERE MINUTE : la grève a été reconduite ce lundi après-midi en AG jusqu’à mardi. Ce sera le 27e jour du mouvement social. Les salarié-e-s ont jugé insuffisantes les propositions du médiateur nommé par le gouvernement.

A noter donc que les très faibles taux de grévistes communiqués par la Direction, de 6 à 9%, ne sont pas très significatifs car ils sont calculés sur l’effectif global et non sur l’effectif des salariés en service au moment du décompte. Par ailleurs, de très nombreux salarié-e-s en CDD ne sont pas en position de cesser le travail.

L’impact de la grève se mesure dans les faits par la perturbation des émissions que chacun-e peut constater.

Les journalistes ne participent pas au mouvement mais ont malgré tout déposé à une journée d’arrêt de travail vendredi 3 avril, en défense de l’emploi menacé.

Pourquoi la grève ?

Les syndicats ont déposé 4 préavis différent concernant « le maintien des effectifs et des moyens au service accueil et sécurité, l’abandon de la réforme des modes de production, le maintien des effectifs et le retour à l’intégralité des programmes locaux dans le réseau France Bleu, ainsi que le maintien de l’ensemble des formations musicales permanentes.

Le coeur de la mobilisation repose sur l’annonce par le PDG, Mathieu Gallet, d’un plan de départs volontaires pouvant concerner jusqu’à 300 salarié-e-s.

Le mouvement ne repose donc pas seulement sur les révélations du canard enchaîné liées à la rénovation du bureau du PDG mais au delà sur le contrat d’objectifs et de moyens (COM) en cours de négociation entre la Direction et l’Etat. Pour la 1ère fois de son histoire, la Direction présente un budget déficitaire de 21,3 millions d’euros.

Les revendications portent sur le maintien de la radio en tant que service public doté des moyens de fonctionnement nécessaires à des programmes de qualité.

Et maintenant ?

Le gouvernement a nommé un médiateur, Dominique-Jean Chartier, afin de permettre l’ouverture des négociations et trouver une issue à un conflit qui entre dans sa 4ème semaine.

2 textes ont été soumis aux organisations syndicales. Mais les désaccords subsistent, notamment autour du plan stratégique de Mathieu Gallet et de la réduction des effectifs de 250 à 330 équivalents temps plein » et 300 à 380 départs volontaires.

Le redimensionnement des 2 orchestres symphoniques et la mutualisation des programmes des radios locales de France Bleu sont aussi à l’ordre du jour.

Une Assemblée générale doit se prononcer lundi matin sur la poursuite de la grève.



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