Union Locale CGT Paris 11

CGT Police Paris

D 22 février 2015     H 11:09     A ulcgtparis11     RSS 2.0    


Où est passé Charlie ? Soutien au syndicat de la magistrature

SOUTIEN AU SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE

La CGT-Police de Paris et L’UD CGT de Paris apprennent avec stupéfaction que Françoise Martres, présidente du Syndicat de la Magistrature est renvoyée devant le tribunal correctionnel concernant l’affaire dite "du mur des cons".

A l’heure ou la CGT Paris appelle à se rassembler fontaine St-Michel en soutien à Alain Pojolat militant syndical CGT, poursuivi par la justice pour avoir organisé une manifestation de soutien à Gaza en juillet 2014,

il est clair que le gouvernement accompagne la volonté du patronat de vouloir en finir avec les libertés syndicales ! C’est la liberté d’expression que le gouvernement veut museler en renvoyant devant le tribunal correctionnel Françoise Martres, Présidente du Syndicat de la Magistrature dans cette non-affaire.

Quelle justice dans un pays progressiste poursuivrait et instruirait une affaire d’humour et de caricatures ? ! Le 7 janvier 2015, nous étions tous Charlie, Présidents, Ministres en premières ligne à défiler dans la rue pour réaffirmer un soutient à la liberté d’expression.

Nous voyons là que cette liberté dépendrait aujourd’hui du pouvoir discrétionnaire du gouvernement en place.

Déclaration du Syndicat de la Magistrature

Françoise Martres, présidente du Syndicat de la magistrature, est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour des faits d’injure publique en qualité d’éditrice d’un assemblage de photos appelé mur des cons. Les juges d’instruction n’ont pas suivi les réquisitions de non-lieu du procureur de la République de Paris.

Le Syndicat de la magistrature a toujours contesté cette infraction : il n’a jamais voulu donner une quelconque publicité à ce mur, situé dans ses locaux privés, dont il ne peut pas être l’éditeur. Curieusement, les responsables de la publication - le journaliste qui a volé les images, vol revendiqué, et le site qui les a diffusées - n’ont pas été poursuivis.

Le Syndicat de la magistrature dénonce l’instrumentalisation politique de cette affaire, utilisée pour attaquer un syndicat qui dérange, parce qu’il dénonce les pressions exercées sur la justice et défend les droits et libertés. Ceux qui craignent l’indépendance de la justice ont pris pour habitude de mettre en doute l’impartialité des juges : ils voient dans cette affaire un nouveau prétexte en entretenant toutes les confusions sur ce terrain.

Le Syndicat de la magistrature se défendra devant la juridiction saisie : le tribunal correctionnel ou, si l’information diffusée dans la presse d’un appel du parquet était confirmée, devant la chambre de l’instruction.

La lutte continue !

Conférence de presse à la Ligue des Droits de l’Homme, 138 rue Marcadet Paris 18 à 15h.

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