Union Locale CGT Paris 11

CGT Educ’action

D 10 octobre 2015     H 10:16     A ulcgtparis11     RSS 2.0    


Education nationale : manifestation le 10 octobre

Face aux attaques, réformes dans l’Education nationale, salaires bloqués,
une seule solution : la riposte collective !

Le gouvernement bloque les salaires des fonctionnaires depuis plus de 5 ans et dans le privé il répond à toutes les exigences du patronat qui a beau jeu de renvoyer aux calendes grecques les négociations salariales alors que les 10 plus grandes fortunes ont augmenté de 53,5 milliards d’euros en 1 an.

Les qualifications ne sont pas reconnues et les salaires de début de carrière ont même baissé dans l’Education ces dernières années. 1 euro de plus de l’heure dans le privé et 8 % d’augmentation du point d’indice dans le public ce sont 15 milliards de plus pour la Sécu. C’est toute l’économie qui est pénalisée par la faiblesse des salaires.

Les services publics sont en difficulté. Les hôpitaux et universités frôlent l’asphyxie financière, les services de proximité sont supprimés ou appelés à fonctionner sur le régime marchand comme la Poste. Le s réformes territoriales se traduisent par des suppressions d’emplois massives et les usagers deviennent des clients dont la contribution est de plus en plus importante en matière d’Education, de Santé, de culture… les restructurations mettent en danger les missions et le statut des personnels, quand ils ne les épuisent pas !

Après l’accord ANI de 2013, qui facilite les licenciements, après la loi Macron qui banalise le travail du Dimanche et s’attaque aux prud’hommes, après la loi Rebsamen qui réduit les droits des représentants du personnel dans les entreprises, le gouvernement vient de lancer une nouvelle attaque contre nos droits : la réforme du Code du Travail.

Le rapport « Combrexelle » prévoit d’inverser la hiérarchie des normes, transformant le Code du Travail, en simple socle minimal. Les accords d’entreprises inférieurs aux Conventions Collectives pourraient imposer des baisses de salaires, une augmentation du temps de travail ! Le refuser ce serait être licencié économique à moindre coût.

Les jeunes sont les premières victimes du chômage de masse qui sévit depuis de nombreuses années. Lorsqu’ils parviennent malgré tout sur le marché du travail, ils sont « bizutés » socialement. La précarité est pour eux la règle comme les bas salaires. Trop d’entre eux victimes d’un système scolaire souvent exclusif ne parviennent pas à acquérir la qualification à laquelle ils aspirent et, pour ceux qui y parviennent, elle est rarement reconnue.

L’insécurité sociale facteur de désespérance est en train de sacrifier toute une génération.

A PARIS MANIFESTATION DU 10 OCTOBRE : 13h30 de Port Royal en direction de Raspail

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