Union Locale CGT Paris 11

Communiqué de l’intersyndicale

D 25 novembre 2015     H 12:12     A ulcgtparis11     RSS 2.0    


ETAT D’URGENCE : nos aéroports sont-ils correctement protégés ?

A l’heure où l’état d’urgence est mis en place, où les familles et les citoyens sont en deuil, la CGT Air France alerte l’Etat et les citoyens sur les risques majeurs que courent les aéroports.

Au lendemain du 11 septembre 2001, l’Etat américain n’hésitait pas à renationaliser toute la sûreté de ses aéroports. Ainsi depuis, les contrôles sont opérés par des policiers assermentés.

En France ce n’est pas le cas. La Gendarmerie du Transport Aérien effectuait le contrôle des accès aux aéroports des postes d’inspections filtrage des bagages de cabines et des passagers avant l’embarquement. Ce pouvoir régalien a été sous-traité à des entreprises privées pour des raisons financières avec des appels d’offre permanents.

La CGT estime que le turn-over et la précarité (plus de 30% d’intérimaires) dans les métiers d’agents de sûreté sont incompatibles avec les notions de facteurs humains et le suivi des formations obligatoires qui sont inhérents à l’efficacité de la sûreté aéroportuaire.

Nous dénonçons cet état de fait depuis sa mise en place et le grand nombre d’amendes infligées à ces entreprises pour manquements aux règles de sûreté sont bien la preuve des failles de cette organisation.

Depuis la suppression des contrôles en porte et ce jusqu’au 13/11/15, n’importe quel passager pouvait acheter un billet, imprimer sa carte d’embarquement et la donner
à un tiers qui pouvait voyager dans l’espace Schengen sans subir de contrôle d’identité.

La CGT a régulièrement interpellé, jusqu’au plus haut niveau, sur cette absence de contrôle qui ne permet pas de vérifier la concordance entre la personne qui voyage réellement et celle qui est censée voyager !

Ces “réformes”, couplées à l’automatisation des enregistrements, ont entrainé des suppressions de postes à Air France, et des emplois en général. Cela nous renvoie vers l’antinomie incontournable qui existe entre prévention, investissements et
“rationalisation” des coûts.

Depuis la privatisation de la sûreté, la CGT dénonce cette perversion de la chasse aux coûts à tout prix.

L’état a enfin réagi pour remettre ces contrôles en place au niveau de l’espace Schengen, sans pour autant l’exiger concernant les déplacements intra-muros,
car cela implique tout simplement plus de moyens humains et financiers.

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