Union Locale CGT Paris 11

Communiqué US CGT Commerce et Services de Paris

D 20 septembre 2015     H 16:52     A ulcgtparis11     RSS 2.0    


Bristol débouté et condamné

La solidarité n’est pas un délit.

C’est ce que devra retenir la Direction de l’Hôtel BRISTOL qui avait poursuivi devant le TGI l’US CGT Commerce Services de Paris parce que deux de ses militants, Didier et Patrice, avaient été présents à l’occasion d’un rassemblement de soutien aux élus convoqués à un entretien préalable à sanction. L’union locale du 8e avait également été poursuivie pour les mêmes faits.

Le hasard avait voulu qu’à son retour, Didier soit interpellé dans la rue par les services de police. C’est ainsi que son identité avait pu être relevée !

Quant à Patrice, sa simple présence constatée sur les enregistrements vidéo avait permis de le reconnaître. Il faut dire que le Directeur du BRISTOL connaissait Patrice qui est délégué dans un Palace parisien dans lequel ce célèbre Directeur sévissait avant !

Il est clair qu’aucun élément de préjudice n’a été démontré par le BRISTOL et que les 725 000 € réclamés à l’US et à l’UL du 8e comme les 100 000 € demandés à Patrice n’ont pas manqué de nous surprendre !

Effectivement si cette demande farfelue avait été prise en compte, il est clair que l’effet aurait été très dissuasif pour l’ensemble des militants qui se rassemblent pour soutenir les camarades en lutte dans une entreprise ou ailleurs.

La démesure pour cette somme indécente, démontre à quel point nos valeurs ne sont pas celles de cette Direction.

La justice ne s’est pas laissée instrumentalisée, c’est pour cela que le BRISTOL a été condamné le 15 septembre 2015 à verser au titre de l’article 700 : 3000 € à l’US, 3000 € à l’UL et 500 € à Patrice.

Militer n’est pas un délit, la solidarité non plus ! La CGT à Paris continuera à défendre l’intérêt des salariés et soutiendra quoiqu’il advienne ses représentants malmenés dans les entreprises, ce qui fût le cas au BRISTOL.

Pour rappel, au BRISTOL, avec cette Direction de choc ce n’est pas loin de 500 salariés qui ont dû quitter l’hôtel pour différents motifs en 2013.

Paris, le 16 septembre 2015

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