Union Locale CGT Paris 11

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D 5 octobre 2015     H 09:08     A ulcgtparis11     RSS 2.0    


Air France : grève pour l’emploi et contre le Plan B

Le verdict tombera le 5 octobre, au cours d’un Comité central d’entreprise. La direction d’Air France donnera aux représentants syndicaux les détails de son « Plan B », qui vient d’être annoncé au conseil d’administration Air France-KLM. Ce même jour, les personnels seront en grève, à l’appel de la CGT, de FO et de l’Unsa.

Le « plan B » consiste à réduire la flotte de 10% ainsi que les effectifs, en 2016 et 2017.

Après avoir subi les conséquences du plan Transform 2015, notamment la surpression de 5500 emplois, le gel des salaires, la perte de jours de repos, les personnels de la compagnie aérienne sont donc confrontés à de nouvelles annonces moroses.

Jeudi 24 septembre, les syndicats avaient voté le principe d’un droit d’alerte économique, afin de protéger les salariés face à ce projet d’attrition qui prévoit donc 2900 licenciement mais aussi des redéploiements, des mutations, qu’elles soient volontaires ou non, ainsi que des efforts de productivité demandés aux salariés.

Une stratégie d’attrition dont, « on peut craindre la disparition d’Air France », prévient Mehdi Kémoune, de la CGT Air France. La flotte tricolore « deviendrait une compagnie de seconde zone et à terme mourrait à petit feu », ajoute-t-il.

Une grève est donc prévue le 5 octobre dont le but est de mettre un coup de pression et de lancer un avertissement à la direction : « pas question, insiste le syndicaliste, qu’il y ait le moindre licenciement. L’entreprise a toutes les capacités de se développer ».

La logique d’attrition engendrerait la coupe des rotations, la suppression de vols sur certaines destinations, ce qui générera de fait un sureffectif et l’abandon de lignes qui seront reprises pas les concurrents.

Or, affirme Mehdi Kemoune, si on met en place les nouveaux avions qu’on demande depuis un certain temps, c’est à dire les Boeing 787 et les A350, 20% d’économie pourraient être réalisés par ligne.

Les organisations syndicales appelant à la grève lundi réclament qu’une stratégie de développement soit déterminée avec l’ensemble des acteurs gouvernement-direction-organisations syndicales, que des mesures de productivité soient prises et qu’il y ait un engagement sur le maintien de l’emploi.


PLAN A = PLAN SOCIAL / PLAN B = PLAN SOCIAL

Si tous les chemins mènent à Rome, ceux que la direction vient de définir lors du CCE du 4 septembre 2015 mèneront inévitablement vers un plan social !

Les options qu’elle hésitait à mettre en place ne sont plus conditionnées par la signature d’accords entre les différents personnels navigants. Ils ne permettront donc pas aux secteurs dits non rentables d’éviter les “départs contraints”.

Inutile de rappeler qu’aucun accord n’est prévu avec le personnel sol, car Perform ne permettra que quelques ‘discussions’ pour cette catégorie de salariés, alors que leurs efforts ont largement dépassés les fameux 20 % de productivité imposés par Transform !

le plan A
plan B

À l’image de notre État actionnaire, qui peine tant à redresser la courbe du chômage, les dirigeants d’Air France sont déterminés à peser de tous leurs plans pour les en empécher !

Qu’il y ait signatures, négociations ou discussions, un bon nombre d’entre nous se verrons très prochainement signifier la fin de leur contrat de travail, malgré les efforts consentis.

Plus que jamais, comme nous vous l’annonçons depuis plusieurs semaines, depuis plusieurs mois, seule une mobilisation massive de tous les salarié(e)s permettrait d’enrayer cette spirale infernale vers laquelle tous ces plans nous entraînent !

Le tract de la CGT Air France

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